12 janvier 2013

Chapitre 49# No news juste pour une rupture

Et ca continue.

Je me demande s'il est utile d'écrire la suite des événements juridiques concernant le départ de ma boite. En fait si. Carrément.

Rappel du contexte:

Je cherche désesperement à partir de ma boite dans laquelle je suis depuis 12 ans, suite à un burn out qui a eu lieu en janvier 2012. J ai informé ma boite que je voulais partir avec une rupture conventionnelle et 6 mois de salaire pour pouvoir me relever financièrement. Le B.A BA pour un départ avec préjudice.

Et bien ma boite, une des plus grosses entreprises francaises, ne m a jamais repondu ! Je suis en arret maladie, sous antidépresseurs depuis plus d un an, et bien ma boite ne daigne même pas me répondre. Pas un coup de fil, lettre, mail... . Alors que les plans sociaux s'enchainent avec des milliers de personnes à mettre dehors ! moi j'ai pas le droit. Pourquoi ? aucune idée.

Sur une courbe ascendante en terme de carrière, bien vue de tous, promue et augmentée régulièrement, dotée d'une très bonne réputation en interne, aupres du DG, des RH... bref, tout allait bien jusqu'à ce mois de décembre 2011 ou, pour une broutille, je craque. 

Ma boite ne se manifeste pas. Je suis donc contrainte - pour si peu - d'enclencher, en juin 2012, une procédure prudhommale. Objectif : avoir quelqu'un de ma boite en face de moi!! RDV 6 mois plus tard, le 19 décembre au Conseil des Prudhommes de Paris.

La réunion de conciliation arrive ; je suis stressée de voir comment les choses vont se dérouler. Va t il y avoir des représentants de ma boite ? est ce que je vais les connaitre ? des collègues ? que va t on se dire ? vais je garder mon calme face à tant d'injustice ?

Rien ne se passe. L'avocate de la partie adverse découvre le dossier, mon avocat perd ses moyens. 

Cela fait 1 an que je ne travaille plus. Les juges fixent la prochaine audience en septembre 2013! donc dans 9 mois. Cela n'empêche pas les négos amiables avant. Ce qui me semble évident vu ce que je demande ... Et bien non. Pas de manifestation de la partie adverse au retour des fêtes de fin d'année.

Mon avocat ne se manifeste pas non plus, ni aupres de moi, ni auprès d eux. Je ne comprends pas bien les modes de fonctionnement de la justice...

Donc JE fixe rdv à mon avocat pour lui présenter mon dossier à charge qu'il devra transmettre à la partie adverse.

Prouver la charge de travail demesurée, prouver le manque de soutien des responsables, prouver les delais inhumains, les budgets infimes et exigences croissantes. Replonger dans les mails, les plannings, les debriefs... trop bien.

Tout ca pour une rupture conventionnelle!!
Quelle perte de temps!
Quelle perte d argent ! ( je suis payée et pas remplacée depuis 1 an)
Quelle perte d énergie (que chacun puisse passer autre chose!)

Je suis absourdie de la teneur que prennent les choses.
Mais ca renforce l'envie de me battre.
Pour obtenir gain de cause face a des abus de plus en plus fréquents des entreprises vis à vis de leurs salariés.

Ma copine avocate me dit que j'aurais vraiment gagné lorsque je me foutrais de mon mode de départ, de mes indemnités,  lorsque je passerai à autre chose sans être affectée par les réactions de ma boite.

Elle a raison. Mais je suis encore loin d'être passée à cette phase.


Commentaires sur Chapitre 49# No news juste pour une rupture

    C est encore moi. Je lis tous tes articles et pas dans le bon ordre mais en lisant celui ci je me suis demandée pourquoi tu n avais pas porté plainte au pénal ? Pour harcèlement moral je veux dire... Peut être suis je a côté de la plaque et puis aussi je me suis dit et moi ? Pourquoi je ne le fais pas ? En fait il me semble que les grandes entreprises ont plutôt intérêt à ne pas la proposer la rupture conventionnelle. Comme tout le reste en justice d ailleurs. Pourquoi c est toujours la victime qui doit Länder les choses ? Pourquoi doit elle partir ? Les entreprises y gagnent à faire les sourds, en attendant elles s économisent un versement substantiel et espèrent sûrement que le salarié se decouragera (c est la majorité des cas). Ce qui m insupporte c est qu elles préfèrent donner cet argent aux avocats plutôt qu à leur salarié qui n à pas réussi à tenir avec la politique de gestion globale. Une fois de plus je parle peut être dans le vide alors je vais lire plus loin voir si je me trompe. Ton expérience m intéresse pour comprendre ce qui m arrive.

    Posté par C, 25 février 2013 à 03:55 | | Répondre
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