28 septembre 2012

Chapitre 15# Déjeuner professionnel

Je ne travaille plus de puis 9 mois, bientôt 10. Mes collègues et partenaires me manquent alors j'en vois de temps en temps.

Cette semaine néanmoins, j'ai mal géré la dose car j'ai fait 2 déjeuners avec mes potes "travailleurs". Pardon "travailleurs à Paris avec des responsabilités". Journaliste, communicant ou chef d'entreprise : mêmes constats, mêmes vies, mêmes regrets. Bim, je replonge direct. Quelle vie menons nous ? quels autres choix se présentent à nous ? comment prendre sa vie en main ? et ils me racontent leur quotidien. Tous ont au moins la chance de faire un métier qu'ils aiment. C'est déjà du luxe, on n'a pas le droit de se plaindre.

Accepter le poids des responsabilités (je dois encore me séparer de 2 personnes dans mon service), le stress (si j'oublie le paquet de gateau préférré de mon boss lors de notre voyage je suis mort), le temps de travail hebdomadaire équivalent au mensuel d'il y a quelques années (je dors 6 heures par nuit).

Je me souviens de mes cours de philo en terminale : la liberté, est ce d'avoir le choix ? le travail est-il la liberté ? Si j'étais peu inspirée à l'époque, je le serai largement trop aujourd'hui.

Face à la place prise par l'activité professionnelle (et qui n'est pas prête de changer bien au contraire), on voit l'impact sur les familles : je ne vois pas ma fille, je n'ai pas d'enfant à 40 ans et je sais pas si on va prendre an appart ensemble je suis jamais là, j'ai inscrit mes enfants au piano, à la gym, à l'acrobranche, a la flute traversière et... au cours d'anlais !! Evidemment il a 6 ans et dans sa classe tout le monde parle anglais... .

Alors tous se disent "on tient encore un temps comme ça et on va voir comment changer de vie". C'est possible. Parfois. Rarement. Les enfants grandissent, les rentrées d'argent de plus en plus nécessaires (pour les activités des enfants, le loyer, les activités avec ma femme "on doit prendre du temps pour nous", les activités pour les vacances "on a bien le droit de se faire plaisir vu la vie qu'on mène", les nounous, ... . Cercle viscieux.

Ces déjeuners m'ont à la fois donné la nostalgie de l'adrénaline du taf, des challenges, des satisfactions, des fous rires, des moments de stress intenses partagés On se sent fort parfois, utile même. Très peu de temps.

Et puis je réalise que j'ai fait un choix. Le choix de me recentrer sur l'essentiel. Mon couple, mon bien être personnel. Je recherche l'apaisement, une autre façon de travailler. Et je me dis que j'ai bien fait. Je ne suis plus la "star" de mon milieu professionnel, mais j'ai repris du poids, je dors bien et mène une vie sexuelle drolement épanouie :)))


Commentaires sur Chapitre 15# Déjeuner professionnel

    "Drôlement" épanouie????? C'est amusant cela!

    Posté par Damien, 03 octobre 2012 à 11:21 | | Répondre
  • "Drôlement" épanouie????? C'est amusant cela!

    Posté par Damien, 03 octobre 2012 à 11:21 | | Répondre
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