20 septembre 2012

Chapitre 10# Tout lâcher, là, tout de suite, maintenant ! 3ème partie

Moi je faisais partie de la catégorie des travailleurs compétents qui réussissent assez vite mais pas longtemps. En fait, j’ai toujours voulu faire avancer l’entreprise et mener à bien les projets qu’on me confiait dans le but d’améliorer ses résultats. Je sais, utopique… .

Je pensais bien naïvement que c’était l’objectif de chaque personne venant travailler dans une grande entreprise privée. J’étais vraiment loin, mais très loin de penser, que de ca, on s’en fout complètement.

Je me suis donc battue pour réaliser des choses utiles et pertinentes, soutenue par des résultats d’enquête toujours plus positifs, une équipe en phase avec mes ambitions et motivée de travailler sainement.

Mais cela ne dure qu’un temps. La réussite dans l’entreprise implique un tas de choses qui sont à des années lumière de ma philosophie :

-       les succès sont vite accaparés par d’autres (chefs, collègues…). Les échecs systématiquement remis sur les épaules de celui qui mène le projet,

-       la jalousie de l’environnement qui peut engendrer des choses incroyables : bâtons dans les roues, critiques, contre décisions, non transmission de l’information…

-       l’intervention de plus en plus fréquente des autres dans ses projets d’où l’obligation bien connue de « défendre son périmètre » !! (hallucinant quand on y pense à l’heure où l’on est surchargé de travail !!)

-       une charge de travail de plus en plus forte « on mise sur toi », donc une charge qui se répercute sur les équipes qui ne seront jamais récompensées pour leur investissement  « on ne mise pas sur eux »

-       des budgets en baisse constante « c’était trop bien donc ca a du couter trop cher » ; A l’inverse si on veut tenir le budget irréaliste alloué, on reçoit des « ce n’est pas au niveau de nos exigences »

-       des réductions d’effectifs exponentielles : « vous maitrisez désormais parfaitement bien votre métier, plus besoin de passer par des prestataires extérieurs ». Mais c’est bien connu les prestataires extérieurs ne servent à rien, juste à pallier la fainéantise des salariés des grosses boites… .

Alors on accepte, parce que c’est comme ca, parce que c’est la crise, parce que je serais d’autant plus récompensée et mes équipes mises en avant, parce qu’on a déjà de la chance d’avoir un métier sympa… enfin on accepte un temps…et puis tout part en vrille.


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